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Retour d’un voyage de pêche à Madagascar, par mpm1

C’est fin novembre que nous arrivons à Madagascar. Nous pratiquerons 3 types de pêches : le popper, le jig et la traîne si rien ne mord ou lorsque nous changerons de spot. touchons le plus de poissons. Zizou en fera les frais lors de sa première descente, prenant sa beat master pour une carpenter, il bride fort le rush d'une grosse Carange prise par 40 mètres de fond, la canne plie puis dans un craquement sinistre explose au niveau du talon. Quelque seconde plus tard la tresse se coupe dans le corail laissant un Zizou dépité n'ayant pas de canne à jig de secours.Nous retournons jigger et touchons à nouveau beaucoup de poissons de tout genre et de tout calibre avec à la clef quelques très belles GT. Sur cette deuxième journée nous enregistrerons 18 poissons au bateau.

Durant la première journée, nous ne voyons que 10 poissons au bateau, mais nous sortons quand même quelques carangues de taille raisonnable, avoisinant les 20 kg et une plus belle m'explose la ligne à la touche. Adieu le cono-cono 180, pas de chance ! C’est au jig que nous

http://i77.servimg.com/u/f77/11/67/61/49/img_0019.jpgLe lendemain, nous recherchons les bancs de fusiliers avec peu de succès, l'eau bouge et ils sont difficiles à apercevoir, toutefois quelques carangues de taille modeste (10/12 kg) sont mise au sec.

Les jours se suivent et se ressemblent, soleil, un peu de vent et beaucoup de poissons avec des décrochés et quelques casses mémorables, surtout pour moi. Ma tresse ultra jigman de 80 lb est trop light pour cette destination et je n'arrive pas à brider les gros rushs de carangues. Pour cette troisième journée nous aurons une trentaine de poisson au bateau.

Quatrième jours, bingo j'ai choppé la turista. Cela ne m'empêche pas de partir sur le bateau. Arrivé au premier poste je lance mon leurre le long d'un rocher et subit l'attaque mémorable d'une Carangue qui ne me laisse aucune chance et repart avec mon second cono-cono. Nous ferons sur cette journée une bonne vingtaine de poissons mais les carangues prises aux poppers restent de taille modeste, de 8 à 12 kilos.

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Le cinquième jour, nous mangeons notre pain noir, je suis tellement malade que je ne pêche même pas mais j’assure tout de même ma présence sur le bateau. Seulement cinq poissons au sec et un moral qui en prend un coup.

Le sixième jour nous changeons d'endroit sans plus de succès que le jour précédent jusqu'au moment ou Zizou aperçois une chasse. Les poppers fusent des trois Carpenter en même temps et… premier triplé de carangues !

Cela fait du bien au moral même si ces trois carangues identiques ne dépassent pas les 12 kilos. Nous finissons cette journée avec une dizaine de poissons au bateau.

 

 


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Le septième jour, le festival recommence, nous toucherons beaucoup de poissons dans toutes les disciplines pour arriver à plus de 20 poissons et des Carangues plus grosses, jusqu’à 30 kg.
Le lendemain, encore plus de prises surtout au jig. Zizou nous fait une démonstration d'enfer, Alain reste dans le sillage, quant à moi après 2 casses énormes je ne touche plus rien au jig.

En cours de journée nous en profiterons pour faire notre deuxième triplé de carangues, cela reste toujours un moment de réel plaisir partagé. Nous finissons cette journée avec près de trente poissons. La fatigue commence à se faire sentir.

Le neuvième jour cela repart de plus belle après un petit passage à vide le matin nous enregistrons à nouveau touche sur touche, on traîne moins. On poppe et on pêche au jig. Nous commençons à connaître le coin et les heures et de nouveau une trentaine de poissons montent au bateau, mais toujours pas de big mama au popper. 

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Le dixième jour, nous repartons faire une petite coulée aux jig. Le poisson est présent, première décente, un coup de scion et je suis attelé à un sous marin russe, ma tresse me lâchera dans la minute suivante ! Zizou étant arrivé 2 ou 3 secondes après moi se fait atteler également mais viendra a bout de la GT après un combat de titan, aidé il faut le dire par la keyolhu que je lui ai prêtée en remplacement de sa shimano. La belle avoisine sans complexes les 35 kg. Notre ami, fatigué laisse coulisser son jig et après la deuxième tirée se fait a nouveau stopper net par du gros calibre mais suite à l'effort précédent il me donne la canne et je me fait un plaisir de travailler ce poisson qui a notre surprise générale s'avère être un superbe napoléon. A peine remis de nos émotions, Zizou, encore lui, nous refait le coup du gros poisson et histoire de ne pas faire de jaloux passe la canne a Alain qui nous sortira une superbe GT de près de 40 kilos. Les prises continuent à s'enchaîner les une après les autres et au bout d'un moment je propose d’aller popper à mes compagnons fatigués par les combats passés. Notre skipper se met en route pour s'arrêter au milieu de nulle part en nous disant que nous allons faire « une petite dérive ». Je suis le seul à popper, mes amis n'ont plus de bras et leurs dos sont fracassés. De plus comme dit Alain “tant que le Belge ne touche rien au Popper cela ne sert a rien de se démonter l'épaule”. Je poppe à gauche, je poppe à droite, je poppe partout jusqu'au moment où l'attaque survient, violente et puissante et ...raté ! Je relance mais rien ne se passe. Mes compères, motivés par cette attaque, commencent à popper eux aussi et ratent à leur tour de gros poissons.


http://i77.servimg.com/u/f77/11/67/61/49/dsc00016.jpgQuelques minutes plus tard je me fait stopper net après 2 tours de manivelle mais la Gt n'est pas pendue, au lieu d'accélérer la récupération de mon popper, je stoppe et me fait prendre dans la seconde qui suit par la carangue que j'étais venu chercher : LA 50 KG (enfin presque). Elle est là, au bout de ma canne, je stresse, le corail, le nœud de raccord tout défile dans ma tête le combat est dur, tous les muscle sont mis a contribution. La GT est puissante et me fait des rushs de folie. A chaque seconde j'ai peur de la perdre et en même temps je savoure ce combat fait dans la souffrance. Je viens à bout de la belle et après quelques photos je la remets à l'eau, elle repart comme une flèche.

Nous reprenons la pêche et au deuxième lancer je me fait exploser à la touche par une GT au moins aussi grosse que la précédente, elle a pris le Popper latéralement et est partie dans le sens opposé au bateau, ce qui explique la casse. Nous sortons encore quelques carangues et cette fois toutes au dessus des 20 kilos et ratons sûrement une quinzaine d'attaques. Nous clôturons cette journée avec près de 30 poissons. 

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Arrive enfin notre dernier jour de pêche, je dis enfin car la fatigue se fait de plus en plus sentir. Nous arrivons sur des bancs de fusiliers et commençons à bombarder nos poppers. Premier lancer, première attaque mais zut, poisson poulet. Zizou pareil, poisson poulet. Les carangues ne sont pas là. Nous partons jigger et le poisson est au rendez vous.

http://i77.servimg.com/u/f77/11/67/61/49/img_0211.jpgJe fais une coulée a 90 mètres et pique un poisson que je travaille comme d'habitude quand soudain, changement de partenaire en cours de partie, beaucoup plus lourd et plus puissant, là on ne rigole plus.

Il faut bosser et je gagne du fil à la sueur de mon front, mètre par mètre. Remonter cette masse par 80 mètres de fond me demande un effort certain dont je me serais bien passé, mais l'envie de s'avoir ce qu'il y a au bout de la ligne est plus fort que tout.

Après un quart d'heure de combat on voit le client, un superbe requin estimé à un peu plus de 100 kilos.

On continue a jigger et on remonte du poisson à la chaîne.Je casse les pieds à mes compères pour retourner Popper, nous repartons donc pour la même petite dérive.


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Les Carangues sont au rendez vous, le festival recommence et de nouveau que des poissons de plus de 20 kg. Nous en raterons bien plus que nous n'en sortirons mais quel plaisir de voir toutes ces attaques.

Après un moment, ça se calme et le skipper nous dis “elles ne sont plus là” et que “la bonne heure est passée”. Il démarre le moteur, je me retourne et lance mon dernier cono-cono le plus loin possible, l'attaque est brutale le poisson est pendu et je suis a genoux sur la proue du bateau !

Une quinzaine de minutes plus tard la GT est sur le bateau, elle accuse environ 40 kg, je suis vraiment heureux, fatigué mais heureux !

Il commence à pleuvoir pour la première fois du séjour, le skipper met le bateau en route, nous pensons que nous rentrons vu l'arrivée de gros nuages chargés de pluie, et bien non ! 


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Il nous envoie tout droit sous la pluie battante, il tombe des hallebardes, il stoppe le moteur et nous poppons comme des malades, nous sommes trempé jusqu'au os et à nouveau nous touchons de belles carangues.  A 15h nous arrêtons la pêche à cause de la pluie, mais au fond de nous même nous savons que c'est pour une autre raison, nous sommes vraiment très fatigués et sommes heureux de cette dernière journée qui nous a fait vivre des moment de pêche d'une intensité incommensurable, faisant sortir de nos tripes une énergie insoupçonnable, nous partons donc repus et comblés et surtout sans regrets car au plus profond de nous même nous savons que nous reviendrons bientôt taquiner nos belles GT malgaches.

Ce compte rendu est une version résumée de celui mis en ligne par Michel sur le forum, nous vous invitons à le retrouver et à le commenter en cliquant ici : http://www.pecheaubar.com/punbb/viewtopic.php?id=18419

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