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Voyage de Pêche à Pedasi, au Panama

Par Patrick Tudal (as. baragouineur sur le forum)

Avant toute chose un grand merci à toutes les personnes qui ont pu me transmettre leurs conseils et connaissances pour m’aider dans ce qui était mon premier VDP. Et je pense tout spécialement à Tulipe, Papi sur un autre forum, et ici à Gégé et Tarponaute.
Départ de Paris le 10/03, après une nuit au Climhotel de Roissy (bon plan : 130€ pour 3 personnes - resto sur place - navette vers l’airport et parking gratuit - que demande le peuple) - Vol sur AF et KLM via Amsterdam : nickel, il s’agit d’un vol P/C donc la franchise bagages est à 2 x 23Kgs, ce qui est très pratique. Le prix du vol est un chouia plus cher que via l’Espagne ou les US mais tellement plus facile. Les poppers sont même passés en bagage à main, bien qu’à d’Am. ils aient un peu faient la gueule.

Dès l’arrivée à Panama, nous sommes pris en charge par l’organisation de Pascal Artieda qui va se révéler efficace et sympathique pendant tout le séjour (on y reviendra). Une nuit au Tower suite Hotel et 3 H de 4X4 le lendemain matin après une bouffe de Gauchos dans le centre du bourg le soir.

Panama c’est quoi : c’est cela……..
Une ville teintée US, pleine de banques et d’immeubles (souvent vides).

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Des camions teintés US…

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Un canal

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Entre autres. Le pays mériterait certainement un séjour autre qu’halieutique.

Arrivée au lodge. Prise de contact avec Pascal et son équipe sur place. Voila le lodge. Pas mal non ?

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Le matos :
Pour moi : Zenaq 83-5, GR Diablo - une tenryu foudroyante prêtée par un pote qui tire un peu de bars du coté des Glénan - Stella 10000 avec une bobine de 20000 - 2 daiwa 4500 hi (don l’un au même pote) - tresse de 80 et 40 lbs - du popper sur la base des infos de Tulipe et Papin, du petit jig (100/150 g orange de preference) - du bdl en 100 lbs et tout ce qui va avec. Pour la canne à Jig, 2 d’entre nous ont peché avec les Smith de Pascal équipées de Sphéros.
Ce n’est pas la peine d’être extrême sur le matos. Il y a peu de casses, les fonds sont relativement faibles et la taille des fishs ne demande pas de matos de brute. Ma 83-5 était largement dimensionnée, le 4500 hi est idéal là bas, par contre la gr diablo peut être limite. L’idéal pour le lancer serait une bonne 40/50 lbs exo.
Pas mal de poppers de chez Eric Le Guyader, ainsi que des stickbait Orion et des poissons nageurs (les shibuki ont bien marché).

Prise de contact aussi avec les autres pêcheurs du camp : Franck et son acolyte. Ce sont d’ailleurs les snappers de Franck qui nous nourrissent le soir. Franck se révèle un excellent pêcheur très polyvalent et un super bonhomme.
Cela me donne l’occasion de parler d’un truc pas accessoire du tout. Le manger. N’allez pas Chez Pascal pour faire un régime. C’est tellement excellent que c’en est surprenant. Le mérite en revient à sa cuisinière, mais il met aussi la main à la pâte, et sa formation école hotelière vous garantit des retours de pêches de première. Je passerai sur les ti-punch et le vin car ce n’est pas notre genre.

Bon c’est parti : premier jour de pêche. Prise de contact avec Edouardo, notre guide, et son jeune marin (qui faisait ses classes). Edouardo s’est révélé sympa et attentif à la qualité des dérives. Il était “dedans”.

Notre monture - 2X 75 CV suzuki 4tps. Parfaitement adaptée à 3 pêcheurs.

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Eduardo commene par nous tester au “big popper”. Cono Cono, T Rex et tout le bazar. Rigolo de taper l’eau pour faire monter les big fish, mais Nada. C’est l’occasion de faire un premier point : nous avons été inexistants sur les gros poppers, ce qui veut dire pas un poisson de la semaine, et pourtant on a donné. Il faut savoir qu’en mars le vent est important à Panama. Est ce que ça a changé quelque chose ? C’était peut être nous.

Après 2H de ce petit jeu, changement de zone et jigging session sur Moro de puerco. Une belle carpe rouge et des serioles en pagailles. Ca y est, on vient de trouver ce qu’on était venu chercher. Et la sériole de 10/15 kgs ça change du gros lieu d’Armen. Les blasés de l’exo devront se rappeller leurs souvenirs, mais personnellement le premier poisson exo il marque.

Carpa Rossa au jig

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Spécial Shashimi. Nous ferons 2 ou 3 thons jaunes ce jour là. Les seuls du séjour.

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Une très belle journée pour démarrer. Nous avons touché tous nos poissons au jig, sur du jig de 150 g.

Deuxième jour : route les gros cailloux et la plate forme.

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Même programme. Big popper autour du caillou, jig à coté. Vent de force 5 à 6. Nada.
Après plusieurs heures insipides , route au Sud Est, et retour sur les plages proches de Pedasi.
ET LA, on trouve ce qu’on était venu chercher : LES ROOSTERS. Ces poissons magnifiques sont plus à l’abri sur une zone sableuse. Les oiseaux nous les montrent. La fête du slip démarre.

Le pez gallo, rooster, ou poisson coq : l’adrénaline de l’amérique centrale.

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La GR Diablo au taquet.

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Ce jour là on fera 5 coqs de 12 à 15 kgs. Ce poisson est fantastique. Il est méfiant, il peut te suivre jusqu’au bateau et te faire un bras d’honneur à 2 mètres du plat-bord. Il chasse en bande, et dans l’eau claire tu le tapes à vue. Vise devant les crêtes en surface et si un poisson s’intéresse à ton leurre….ACCELERE. Ca semble simple, mais pour des pêcheurs de bars, c’est pas vraiment le réflexe habituel. Et quand tu l’as chopé, il vient 3 ou 4 fois au bateau et repart avant de se rendre. Du plaisir brut.
Sinon pour le matos, la ptite canne peut le faire, et pour les leurres : petit popper Halco, CX165, Kten, voire petit popper à bar de chez Eric Le Guyader. Ce jour là, car après….

Fin de journée avec retour à l’international harbour of Pedasi. Très beau, même si on se demande si le guide n’a pas fumé la moquette pour vouloir rentrer là.

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C’est passé et voici le “port” international.

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le troisième jour, route les plages : des petites carangues. Puis cap vers le beau spot de Isla de Iguana, dont on fait le tour. Bilan, quelques snappers, des blue runner, dont un sur un CX 165, une chasse de sierra macquerel sur laquelle on s’amuse un peu. Ca déménage bien ces petites bêtises.

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Le quatrième jour ça descend.
Dès la sortie du port international, on se tape des carangues . On court ensute après les chasses de carangues et on fait quelques serioles au jig. Les poissons tapent sur les petits poppers Daiwa et sur les KTEN.

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Le cinquième jour, il y an encore du vent. On embarque depuis la plage. la route est un peu roots, mais c’est aussi ce que l’on vient chercher. On va vers la plate forme en faisant d’abord les plages. Une dizaine de carangues seront prises, encore au petit popper et au kten. On a quelques suivis de coqs, mais ils ne prennent pas… les salauds.

A la plate forme on tape l’eau avec les gros poppers et le succès que l’on sait. Puis on décide enfin de changer de tactique. On sort les gros big foot.

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Edouardo : “Stick bait no esta bueno”
Nous : “si tu crois qu’on va laisser nos big foot prendre la poussière, tu te gourres”. A la fin, ils voulaient nous les piquer.

Résultat : le plus beau coq du séjour.

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Mais blessé, et malgré les efforts des marins, il ne repartira pas.

Les Big foot généreront plusieurs autres suivis, et une attaque balèze de carpe rouge qui réussira à aller au caillou et à se barrer avec la précieuse résine à cause d’un frein règlé light pour le coq. C’est le jeu Lucette.

On finira la journée dans l’ouest au jig et quelques sérioles se montreront gentilles avec nous. Il y aura même 2 ou 3 très beaux rushes, dont l’un suivi d’une casse.

La journée sera en définitive bonne. Ouf…

Sixième et dernier jour. Tout a une fin.
Nous étions partis sur le même programme que la veille mais deux facteurs vont tout modifier. Le vent - 8 établi. Les sardines.

En arrivant à la plage les locaux démaillent les filets à sardines. Eduardo a su que dans la nuit ça avait chargé, il faudra la journée aux pêcheurs pour travailler le poisson. La sardine est à terre.

Le vent interdit de partir sur les spots les plus éloignés. On va se gaver de carangues. Une cinquantaine de poissons seront faits dans la journée. La volaille était partout. Les boules de bouffe aussi.

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Nous ferons 4 ou 5 triplés et le leurre du jour était…

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Le flapper d’Orion. Une boucherie.

Les carangues montaient en grognant sur le bateau. Parfois à 6 ou 7.

Malgré tout nous n’avons pas eu de chance. Car les thons étaient là, nous les avons vus en début de pêche. mais la masse de carangues les a sans doute repoussés au large où nous n’avons pas pu les poursuivre à cause du mauvais temps. Tant pis.

Au bilan : organisation impeccable : logistique, lodge, bateaux (malgré un suzuki en carafe - “moteur de mierda” selon Edouardo), bouffe. Tout était excellent.

Question fishs. C’était un peu maigre : les conditions étaient dures certes, mais je pense que nous n’avons pas su nous adapter. Par exemple nous n’avons pas pêché au vif (de notre fait), ni au souple. Franck a lui sauver la semaine de son pote en lui faisant pêcher un coq géant au vif. Mais bon…

La destination recèle de nombreux atouts :
Elle est facile pour des débutants en exo (matos assez léger possible, pas de casse, pas mal de variété de poissons possibles si on les cherche). Elle permet aussi aux cadors de faire du trophée (gros coqs si vif n’est pas dédaigné), et bien sur avec un peu de bol du gros thon. En clair il ne faut pas être limité au plastique dur.

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