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Fab35/22 aux Bijagos

1-carangue1

Dimanche 24 janvier : réveil à l'aube, c'est le jour du départ. On a choisi de partir en janvier parce qu'à cette époque le tarpon est encore présent dans l'archipel. L'objectif est clair : ramener une écaille en France. Rendez-vous avec Bruno, Jef, Daniel, Eric et Arnaud mes compagnons de pêche qui ont déjà l'expérience exotique, puis direction Paris. 25h de train, d'avions, de bus et de bateau plus tard, nous arrivons sur l'île d'Acunda. Le jour se lève et l'impression qui se dégage ici est étrange, c'est une immensité sauvage, un véritable retour aux sources.

2-campement

En ce qui concerne le campement, le confort est sommaire mais nettement supérieur à ce que j'avais pu imaginer, en tout cas nettement suffisant pour des pêcheurs. La cuisine est tout simplement excellente, on se demande d'ailleurs comment c'est possible au beau milieu de l'atlantique.

1-campement

Le camp est équipé de 3 bateaux de 9m, mixte entre boston et panga, motorisés par 2×100 ch yamaha, ce qui permet de prospecter des postes assez éloignés, principalement des épaves. On fera 2 équipes de 3, mais on pêchera chaque jour sur les mêmes spots.

Niveau matériel, mes potes se sont tous équipés d'un ensemble 50 lb (rugissante et saltiga 4500 hi) et d'un ensemble 80 lb (gt86 et saltiga 6500). Pour ma part j'ai opté pour une canne plus polyvalente, la fokeeto 83-4, équipée d'un saltist 6500, et une amj 52 équipée d'un spheros 18000fb pour le jig et la pêche en dérive. Cette année, on ne rigole pas avec le matériel ; l'an passé du matériel trop léger n'a pas résisté. Au niveau des leurres qui ont bien marché, on notera pas mal de poppers et sticks de fabrication maison de 50 à 80g (ça c'est une vraie satisfaction), le miss carna, le flapper et le surface cruiser, évidemment le k-ten, les jigs de 150-200g et les shads 15-17 cm également.

action-1

Le lundi après-midi, Max notre marin nous emmène faire le tour des îles voisines. On touche nos premiers poissons. Malgré la fatigue l'excitation est à son comble. Pour moi l'apprentissage est rude. Il me faut 3 poissons pour comprendre le réglage du frein, la première carangue me prend 40 m et explose la tresse 80 lb sur une patate. Je décide alors de serrer en me disant que la prochaine ne me surprendra pas. La touche ne tarde pas, je fais un bond de 2 m dans le bateau je suis collé au franc-bord, puis le poisson lâche. En fait c'est l'anneau brisé 150 lb qui a rompu. Je desserre un peu et parviens enfin à faire ma première. Quelle puissance !

2-carangue1

On en retouchera une bonne poignée le reste de l'après-midi, Arnaud se faisant exploser sa tresse 80 lb également, puis quelques carpes rouges sur le trajet retour.

Le soir on se fait gentiment chambrer par une équipe de 4 marseillais arrivés en même temps que nous ; ça donne un peu ça «Hè les gars, ici on n'est pas à Mada se faire casser du 80 lb c'est n'importe quoi !!».

action-2

Le mardi, c'est tarpon. Le coeff est idéal, le montant correspond au début d'après-midi. Max nous annonce que les 2 dernières pêches ont été fructueuses : 1 de 90kg et 1 autre de 70 kg ont été pris. Le moral à bloc, on pêche quelques yaboys (vifs) puis on s'amuse au popper au-dessus des roches sur des carangues de 8 à 12 kg et des carpes rouges plus petites en attendant la marée. Dès le début de montant, grosse touche sur ma canne. Le poisson prend du fil mais ne se pique pas malgré le circle hook. Dix minutes plus tard, la même mésaventure arrive à Daniel. On attendra encore 3 bonnes heures, mais sans résultat. Heureusement pendant ce temps de grosses chasses de belles carangues surviennent autour du bateau et nous dégourdissent bien les bras. Un peu déçus, on rentre au campement. Là nos amis marseillais nous attendent pour s'excuser. Ils ont réalisé une grosse pêche au jig, mais le matériel est martyrisé : une majunga en miettes, 1 benthos 200g en forme de fer à cheval, 1 hameçon varivas 9/0 sectionné en 2, 1 bobine de tresse vidée sur un saltiga,.. . On admet tous sans sourciller qu'Acunda est un campement à part aux bijagos ; venir ici avec du matériel à bar relève de l'inconscience !

carpe-rouge

Le mercredi, direction 'les cheminées' une épave située à 40 km du campement. On touche quelques carangues, barracudas, carpes rouges mais le poisson n'est pas très présent sur le spot, et il semble surtout éduqué. Qu'à cela ne tienne, on ne s'attarde pas et on trouve du poisson actif près des bancs de sable. Là on pique un bon nombre de carangues, pas très grosses (jusq'à 10 kg), quelques liches, et autres barracudas. Un groupe de flamants roses posé sur le sable s'envole à notre arrivée, c'est tout simplement magnifique.

4-carangue

Jeudi, direction l'épave ouest, située à 45 km du camp. Pour ne pas se faire contrer comme la veille, sur le chemin on pêche suffisamment de yaboys pour la journée. Arrivés sur le spot, on jette nos poppers et autres sticks mais, comme aux cheminées, le poisson est très méfiant et fait de fausses montées. C'est le moment de passer au plan B, le plan yaboy. Et là c'est une autre histoire. A chaque dérive, les 3 pêcheurs de chaque bateau sont amarrés : carangues, barracudas, quelques carpes rouges. Puis tout à coup Daniel prend une châtaigne plus forte que les autres. Le poisson semble inarrêtable, on décide de poser nos cannes pour ne pas l'encombrer et filmer la scène. 20 minutes et 1 mile de dérive plus tard il met au sec un cobia qu'on estimera ensuite à 45 kg. On refait la même dérive, et c'est au tour d'Arnaud et moi d'être amarrés. Les combats s'engagent. Arnaud ne tarde pas à se faire casser son fluoro 200 lb, pour moi ça semble tenir bon. Il a bien pris 150m de tresse et je le vois sauter au large. C'est un cobia.

cobia

Un quart d'heure plus tard, l'Amj a fait le boulot il accusera 35 kg sur la balance. On refait quelques dérives, il reste pas mal de poissons mais plus de cobias. C'est bientôt l'étale et on décide de se mettre à la calée et au leurre souple. Le bateau est ancré à 50m de l'épave, il va falloir brider, ça va être physique ! On a pas mal de touches et je n'ai jamais vu de démarrages aussi violents. Les carpes de cette épave sont très malignes et surtout très puissantes. Arnaud se fait même prendre 30m au shad sur son dogfight serré à plusieurs kilos. On arrive malgré tout à en mettre quelques-unes au sec mais pas les plus grosses. Il est temps de se remettre à popper, on file vers les bancs de sable pour toucher quelques carangues et finir la journée en beauté.

rouge-2

Vendredi, Alain l'un des marseillais, se propose de nous accompagner pour nous apprendre les rudiments du jigging, parce qu'en Bretagne on n'est pas trop adeptes. Arrivés sur le spot, c'est de la folie pure. Il a à peine le temps de nous montrer le geste qu'il est amarré. Le poisson marque au sondeur, je descends mon jig il dure 3 secondes et est cisaillé net. Il y a une grosse densité sous le bateau, de carangues, carpes, mérous, barracudas, otholites, et j'en passe. On touche un nombre incalculable de poissons en 2 heures. Alain remonte même une carpe de 2-3 kg dont il ne reste que la tête. Sûrement un gros barra ou un requin.

carpe-rouge-moitie

On tente un autre spot mais le sondeur ne détecte rien, et on laisse nos quelques jigs au fond. L'après-midi, on retourne sur le spot du matin il y a beaucoup moins de détection, Alain ne touche plus rien au jig. En tant que bretons qui se respectent, il est temps de sortir les shads. Et c'est une vraie bonne surprise : ça tape dur, les mêmes espèces que le matin. L'autre bonne surprise c'est que la queue ne s'abîme pas, les attaques étant toujours à la tête. Il faut simplement rajouter un triple flottant sur l'attache de la tp pour limiter les décrochages. Alain en trouve un au fond de son sac et se paie même le luxe de taper du poisson avec. C'est ce qu'on appelle un échange de bons procédés !

3-carangue

Le lendemain en accord avec les marseillais on retourne sur l'épave ouest, mais cette fois à 3 bateaux. Il faut battre 45 kg, c'est tout simplement le record du camp. Le yaboy est difficile à trouver, mais en peignant bien, le travail d'équipe finit par porter ses fruits. La première dérive sur l'épave est payante. Je me retrouve amarré à une sorte de sous-marin que j'ai énormément de mal à ramener, beaucoup plus que celui de l'avant-veille. Le lumbago est proche et le combat interminable. Je commence à me dire que le record du camp va sûrement être battu jusqu' à ce que je voie le poisson. C'est un joli cobia, mais surtout il est piqué par la joue ce qui explique sa lourdeur. Max l'estime à 32 kg. Pendant ce temps Eric en pique un de 20 kg, et Jean-Marc le marseillais en décroche un au bateau. Les coeff sont importants, les dérives deviennent rapides, le poisson se cale dans l'épave et devient difficile à déloger.

5-carangue

Max nous propose alors de bouger, il connaît un spot à rouges qui va s'avérer excellent. Tout d'abord au leurre, surtout au stickbait, les attaques sont violentes et il faut être vigilant car la roche n'est jamais loin. Après quelques prises, on s'ancre et pendant 1h30 c'est de la pure folie. On ne compte plus les prises, les casses, les déséquilibres dans le bateau : carpes, otholites, mérous et même raies mantas nous régalent. Un vrai plaisir. On poppe évidemment un peu en rentrant, une bonne grosse attaque de carangue ça aussi c'est un vrai plaisir visuel.

6-carangue

Dimanche, on ne pêche que le matin. On refait le tour des îles autour d'Acunda en cherchant les roches et les courants. On touche pas mal de poissons, pas très gros. Et comme un clin d'œil pour marquer la fin du séjour, Eric sort la plus grosse carangue de la semaine estimée à 18-19 kg.

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Au final tout le monde est très satisfait de sa semaine. Personnellement pour une première expérience j'ai trouvé ça exceptionnel, une telle densité et une telle combativité. Bien sûr les poissons ne sont pas aussi gros que ceux qu'on peut trouver dans d'autres destinations. Mais ils sont présents en nombre, avec un rapport poids/puissance assez extraordinaire et ça permet de bien s'éclater et surtout se « faire la main ». On a quand même tous réussi à perdre quelques leurres, la palme revenant à Bruno et Eric avec une bonne dizaine chacun.

bijagos

Et pour ce qui concerne le camp d'Acunda, il est tenu de main de maître par Giuseppe et Anna, et la philosophie des marins est très louable. Le client peut pêcher où il le désire, mais surtout on ne garde que le poisson nécessaire à la consommation du campement et du village voisin. Et ça c'est un vrai gage d'avenir.

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L’équipe :

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