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Le carolina skiff : Le bateau rase-cailloux

Je suis en avance sur notre rendez-vous, mais Franck est déjà là, avec sa voiture sur la cale, prêt à mettre à l’eau son bateau : un Carolina Skiff J1650. C’est une petite coque américaine de 4.80 de long pour 1.60 de large. Le soleil commence à percer, nous sommes dans le golfe du Morbihan, plus exactement à Arradon et je commence à me dire que nous allons encore devoir aller tout l’après-midi sur l’eau… Quel métier !

Le Carolina Skiff idéal pour les mers intérieures

La mise à l’eau s’effectue en un clin d’œil après que j’ai eu le temps de faire les premières photos. Malin, une protection en tissu se trouve sur la remorque ce qui permet de ne pas abîmer le bateau lors de son transport et au moment de la mise à l’eau.
Ne rêvons pas cependant, les coefficients ne sont vraiment pas bons. J’ai en plus croisé mon cousin et son père qui rentraient de la pêche, ils étaient bredouilles… Enfin on ne sait jamais avec de la chance, un bar même petit nous ferait drôlement plaisir !

Je suis tout de suite intéressé par l’espace qui semble bien optimisé sur ce bateau. Pas de superflu, mais de la place pour pouvoir pêcher. On peut donc à mon avis pêcher jusqu’à 3 même si l’idéal est certainement 2 pêcheurs.

Le Carolina Skiff déjauge très rapidement et répond parfaitement aux accélérations du moteur. Il tourne très bien et ne décroche pas.
On met les gaz et le bateau déjauge en quelques secondes. Avec un Yamaha 25Cv nous atteignons très rapidement les 18 nœuds en vitesse de croisière et je commence pendant ce temps-là à préparer le matériel de pêche.

À plein régime, le bateau avec ce type de motorisation monte à 24 nœuds. On pourrait descendre la motorisation à 9.9 CV, mais on a ici le meilleur rapport consommation/vitesse. Mieux vaut avoir un moteur un peu plus puissant, et le faire fonctionner à mi-régime qu’un plus petit modèle.

Le bateau en détail

L’avant du carolina skiff

À l’avant du Carolina Skiff, la plate-forme est parfaite pour rajouter un siège pour pêcher confortablement ou un moteur électrique, comme le font les pêcheurs de black-bass. Notez les volumes de rangement important qu’il y a en dessous, ainsi que le davier pour remonter l’ancre. Ces 2 coffres, séparés par un bon taquet en inox, permettent de ranger une grande quantité de matériel. L’avant est une véritable plateforme de pêche ou vous pouvez pêcher debout dans des conditions optimales par mer plate ou peu agitée.
Un des points forts de ce modèle est que chaque unité peut être complètement équipée sur mesure en fonction du type de pêche pratiquée. Ainsi vous pouvez tout à fait monter à l’avant du bateau un moteur électrique et un siège comme sur les bass boats à l’américaine. En fonction de vos exigences, rajoutez une main courante, ou un porte-cannes, enlevez le banc central pour gagner de la place… Bref customisez votre bateau comme vous le souhaitez !

L’arrière du bateau

À l’arrière, deux mains courantes et 2 porte-cannes avec deux compartiments de rangement sous le banc, pour mettre au choix 2 nourrices de 20 litres, ou encore une conséquente boîte à pêche. Sur le côté, un râtelier à cannes très astucieux qui permet de mettre deux cannes soit pliées en 2 mais montées (avec le fil dans les anneaux et l’agrafe prête à accrocher le leurre), soit carrément montées si la canne est courte. En plus deux élastiques permettent de tenir fermement les cannes au râtelier, donc pas de risque en cas de vagues inattendues.

Enfin, votre Breton de testeur a particulièrement aimé les deux dames de nage qui permettront de ramer, pour moi indispensable lors de l’approche finale du coin de pêche lors des pêches en surface. Il est même possible de rajouter une « godille » (dame de nage pour godiller) à l’arrière, et ça, c’est la grande classe sur un bateau américain !

La moitié arrière du Carolina Skiff. Le cockpit est très plat et très dégagé, ce qui permet de se tenir debout facilement. En étant assis sur le banc du milieu vous pouvez ramer efficacement pour approcher un bon coin. À moins d’utiliser un moteur électrique fixé sur la plate-forme avant.

Le comportement marin du Carolina Skiff

Stabilité tel serait le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire cette petite unité. C’est bien ça qui m’a plu. Oubliez le stéréotype du bateau à coque plate qui ne tient pas la mer. Cette gamme de bateau est en fait du même ordre que la célébrissime marque Boston Whaler : ces bateaux sont vraiment pensés pour la pêche.

Que ce soit en marche ou en dérive, le Carolina Skiff est remarquable de stabilité. La coque colle très bien à l’eau, et le bateau gîtera peu lors de tous vos déplacements.

En route, je me suis amusé à me pencher dangereusement d’un côté et notre petit bateau a été très brave, il gîte, certes, mais incroyablement peu comparé à sa taille et son tirant d’eau. Lors d’une dérive, le constat est le même.

Pour finir, on a particulièrement apprécié le tirant d’eau ridicule et l’insubmersibilité du bateau, ainsi que sa rapidité à déjauger. Ce bateau est personnalisable à souhait, selon les exigences de chaque pêcheur.

Il existe 19 modèles différents dans cette gamme , de toutes les tailles (de 3.60m à 8.30m), tous aménageables à la carte.