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La pêche au sénégal – Saly Portudal

Depuis 2002, nous nous retrouvons entre copains en septembre pour une semaine de pêche au Sénégal et plus précisément à Saly Portudal. Cette année nous sommes 11 pêcheurs, pour certains c’est leur premier voyage de pêche tropicale.

Aéroport de Bordeaux Mérignac, le vendredi 15 septembre 2006, nous avons tous rendez vous à 13h45 pour l’enregistrement des bagages et les formalités d’usage, pour un décollage à 16h00, pour une fois pas de retard l’avion décolle à l’heure et 5 heures plus tard nous nous posons sur l’aéroport de Dakar. Arrivée à Dakar : le plus difficile reste à faire, sortir de Dakar à l’heure de la débauche. Il nous faudra près de 2h45 pour faire 40 km, et en tout 3h30 pour faire Dakar/Saly (80kms).

Nous voilà à l’hôtel, il est 22h30, j’organise un petit briefing autour d’un remontant bien mérité, afin de faire le point sur les pêches que nous allons réaliser cette semaine. Qui y participera ? Il faut en effet réserver les bateaux et prévoir les appâts. 3 différentes pêches seront retenues pour ce séjour : pêche à l’espadon voilier (sailfish) et pêche à la traîne et leurres.

Peche à l’espadon (sailfish) au sénégal

Nous partons à 2 bateaux avec 4 pêcheurs sur chaque embarcation. Après 1 heure de navigation nous arrivons sur la zone ou nous allons faire les vifs, nous pouvons observer des dizaines de bancs de sardines et de yaboy. L’eau est en ébullition et nous ne tardons pas à faire 20 à 25 vifs, le compte est bon. Nous repartons pour la zone de pêche ou nous espérons attraper les Sailfish.

Nous pêchons à la traîne avec des sardines comme vifs, au bout d’une dizaine de minutes de traîne nos lignes sont attaquées par un banc de dorades coryphènes entre les 2 bateaux. Nous en attrapons 7 en moins d’une heure, je commence à m’inquiéter car ce n’est pas le poisson recherché. C ’est un joli coup de canne mais comme les sardines sont grosses nous attrapons 1 dorade pour 3 vifs et notre stock diminue trop rapidement, je demande au skipper de changer de zone.

Après 10 à 15 minutes de navigation je crois halluciner, un sailfish vient de sauter devant moi à a peu près 500m, nous remettons les cannes à l’eau. Dans la minute un sailfish passe derrière notre bateau à une dizaine de mètres, sa voile hors de l’eau il observe les leurres, effleure les vifs et repart, l’air de dire, lolo tes sardines sont pas fraîches !!!!!! grrrrr……

10 minutes plus tard un autre poisson vient nous rendre visite, il fonce sur le vif et c’est le premier départ, je lui laisse prendre 80 à 100m de ligne puis je le ferre. Il saute 5 à 6 fois hors de l’eau puis revient à quelques mètres du bateau et surfe sur une dizaine de mètres, replonge et saute à nouveau 100m plus loin en un rien de temps.

Le combat dure 35 minutes, c’est une belle pièce, 53 kg pour un sailfish c’est mon plus gros pour le moment. Le temps de remettre à l’eau et c’est un nouveau départ. Celui la semble plus petit, c’est Yves qui prend la canne le combat dure 20mn, il fait 32 kg, les espadons sont là est en grande quantité, nous les voyons sauter régulièrement.

Nous nous remettons en pêche dans ces magnifiques eaux du sénégal, et c’est les 2 cannes qui partent en même temps, un sur chaque canne, magnifique !!!!!!!!! Les deux sailfish sautent hors de l’eau au même moment !!!

Je prend une canne et Eric prend l’autre, nous décroisons plusieurs fois nos cannes, on se passe dessus, dessous, on fait le tour du bateau, puis ils prennent deux routes opposées, Eric a commencé à travailler son poisson, j’ai laissé le mien partir d’avantage afin de ne plus croiser nos lignes. Il ne me reste plus que 50 m de fil sur le moulinet, celui d’Eric n’est plus qu’a quelques mettre du bateau, il arrive, le skipper prend le bas de ligne à la main de façon à pouvoir lui attraper le rostre et là il se décroche, la déception se lit sur le visage d’Eric car c’est son premier espadon, mais le skipper lui signale que la prise est validée du moment ou l’on tiens le bas de ligne à la main, de toute façon on l’aurai relâché, le mien est remonté à bord et relâché.

Il est 16h00 et nous décidons de rentrer, les orages montent, mais j’ai pu observer beaucoup de poissons pendant cette journée, des dizaines de Coryphènes et surtout j’ai facilement vu une quinzaine d’espadon. Sur les 2 bateaux, nous garderons deux dorades coryphènes de belles tailles et trois espadons.

Pêche à la traine et aux leurres au sénégal

Nous partons également à 2 bateaux, le lieu de pêche se situe à environ 16 à 20 miles. Il nous faut 1h30 pour arriver sur place, nous mouillons l’ancre pour pêcher à soutenir, sur cette roche que je connais bien, j’ai déjà réalisé de belles pêches de dorades royales, de très grosse dorades roses (4 à 6kg) et d’autres beaux poissons, mais hélas il y a vraiment trop de courant, je suis plombé à 150 gr et mon fil est quasiment parallèle au bateau !!!! Il faut faire quelque chose, je demande au skipper d’essayer à la traîne.

Je décide de monter 2 de mes cannes car je n’aime pas pêcher avec leurs cannes de traîne que je trouve bonnes pour le marlin mais pas pour un barracuda ou une carangue !!!!!

Pour mes deux cannes, voici ma configuration technique :

  • 2 Illex 300 HH expédition équipées de moulins Shimano Spheros 14000
  • leurres Storm Deep Thunder 15 « phantom mackerel » avec lesquels j’avais fait de super pêches au Siné Saloum.

Nous décidons au départ de pêcher au fond à l’aide d’un treuil manuel, sur le filin du treuil est accroché un plomb de 600grs à 1 kg, le plomb est équipé d’une pince à tangon, ce qui permet d’accrocher le nylon de la canne qui a le leurre, je laisse partir le leurre sur à peut près 50 m puis je fais une boucle en vrillant le nylon et je l’accroche à la pince à tangon.

Il suffit maintenant de descendre le plomb a la profondeur que l’on souhaite prospecter, à la touche le nylon se détachera du plomb grâce à la pince à tangon, ce qui permet de combattre le poisson sans plomb, directement sur le leurre, cette technique permet de prendre de gros poissons de fond tel que de gros mérous et grosses carpes rouges.

Après 30 minutes de traîne, pas une seule touche au fond et nous pouvons de temps en temps observer des spécimens de poisson en mode prédation en surface. Le matériel de pêche au fond est rangé et nous décidons de pêcher avec un leurre entre deux eau et un leurre en surface.

Les touches ne se font pas attendre, les moulinets chantent et les poissons remontent en surface, ce sont des barracudas. Après les barracudas (nous en avons pris une trentaine) c’est le tour des carpes rouges, nous en prendrons 7 en 45 minutes elles font entre 3 et 6kg.

Nous changeons de roche car d’après le skipper, la veille, il a vu une belle chasse et pris quelques Carangues Hippo. A peine arrivés sur les lieux c’est le départ sur chaque canne, la touche est 2 fois plus violente et le poisson cherche à rejoindre le fond. C ’est sûr cette fois ce sont des Carangues !!!!!!!

Sur le bateau je fais équipe avec Éric, Yves et Francis, c’est leurs premières prises de carangues, les combats les rendent hystériques de vrais enfants, les touches sont nombreuses. Nous sortirons une vingtaine de carangues hippo de 5 à 10 kg.

Maintenant il est l’heure de rentrer au port car les orages de la soirée arrivent, le ciel devient noir et nous sommes à 20 miles, je plie le matériel et constate l’état de mes leurres !!! Les barracudas ont laissé des traces, ils sont complètement lacérés. J’en garde un en souvenir de cette super journée, pendant cette heure de navigation je repense à cette journée et les nombreuses prises que nous avons fait, mais ce sont les carangues hippo qui me laisseront le meilleur souvenir de combativité.